La naissance du Walk Of Wonders…

Walk Of Wonders

Voyager pour se trouver soi-même ? Comment, quand, pourquoi… ? Non, je ne suis pas cette artiste incroyable qui a réussi à vivre de son art, ni cette sportive avérée qui met en place des défis toujours plus intenses et merveilleux, ni cette jeune femme qui a créé son entreprise à succès à l’étranger, ni cette personne débordante d’énergie se battant dans des causes auxquelles elle croit à coeur perdu, ni celle qui a changé de voie soudainement et aide désormais d’autres gens au quotidien, ni celle qui a combattu le cancer pendant des années et s’en est sortie prête à répandre son sourire au reste du monde… J’ai rencontré ces gens-là, et bien d’autres, aux détours de toutes les routes que j’ai empruntées dans les dernières années. Je ne suis aucune d’entres elles, malgré tout ce qu’elles m’inspirent.

To travel to find one self? How, when, why…? No, I am not this unbelievable artist who managed to live out of her art, nor this proven sportswoman who challenge herself in always more intense and amazing adventures, nor this young woman who created her own successful business abroad, nor that beautiful person full of energy fighting with all her heart for causes she believes in deeply, nor the girl who changed path suddenly and is now helping others daily for the better, nor the woman who fought cancer for years and is know letting her big smile shining for the rest of the world… I met these people, and many others, around the corners or the roads I traveled through in the last few years. I am not any of them, beside of all the inspiration they gave me

Fleurs et lumière, Walk Of Wonders

Peut-être suis-je plutôt celle qui a laissé tomber toutes ses passions au fil des années au lieu de s’y investir, celle qui a changé de trajectoire sans jamais avoir d’itinéraire bien établi, celle qui avance sans trop d’objectifs par crainte constante de ne pas les atteindre, celle qui marche à l’arrière du groupe, celle qui a eu besoin d’aide plus d’une fois sur les sentiers de Nouvelle-Zélande, celle qui était la dernière en cours de sport à l’école, celle qui a toujours été pleine de doutes à ne plus savoir quoi en faire… Peut-être bien suis-je plutôt celle qui a un « passé psychiatrique« , celle qui a avancé avec honte et culpabilité pendant des années…

Possibly I am rather that person who let down each of her passions through the years instead of investing energy in them, who changed direction without having any itinerary clearly defined, who keeps moving on without too many goals because she is afraid to not reach them, the one who walk behind the group, the girl who needed help more than once on New Zealand tracks, who was the worst student of the sport classes at school, and who has always been full of doubts to the point of not knowing what to do with them… Possibly, I am rather that person with a « psychiatric past« , who has been moving forward carrying shame and guilt for years… 

Brouillard sur le lac

Non, en vrai, je ne suis rien de tout cela non plus. Ce ne sont que des mots et des étiquettes, autrement dit des jugements, et une version que je peux choisir si je le souhaite. Exactement comme quand je donne la version convenable et facile qui semble me plaire dernièrement quand on me pose des questions… Quelque chose comme « Oui je suis Française, mais cela fait trois ans que je vis entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie ». Comme si ces « trois ans » ou « Nouvelle-Zélande et Australie » ajoutaient quelque chose qui me semble d’une certaine valeur à cette « définition de moi-même » qui n’en est pas une.

No, actually, I am none of that either. These are only words and labels, or I could say judgements, and a version that I can chose to express if I want to. Exactly like when I give that easy convenient version as I did lately when people ask me questions… Something like « Yes I am French but I have been living between New Zealand and Australia for the last three years ». As if these « three years » or « New Zealand and Australia » would add any sort of value to this « definition of myself » that is not such a thing at all. 

Reflets...Reflets...

Mais je ne suis pas cela non plus. Je suis juste comme tout le monde, ici et maintenant. Peu importe l’histoire, le passé, le futur, l’origine, le pourquoi du comment. Peu importe tout ce que d’autres (et moi-même) pourront dire ou penser de moi. Si le voyage m’a appris quelque chose, c’est que ce n’est pas en façonnant et relatant toujours plus d’histoires de ma vie que j’ai réussi à me rapprocher de moi-même. Quand bien même j’adore les récits de vie et les témoignages, quand bien même je sais que l’on grandit tous de nos expériences et de notre capacité à les mettre en perspectives… Je ne prétends surtout pas qu’il faille arrêter de partager nos histoires et expériences, bien au contraire. Simplement, j’ai fini par comprendre qu’elles ne nous définissent pas dans notre essence, et encore moins ne nous donne une quelconque valeur comparative à celle d’autrui, valeur prompte à être jugée, altérée, bafouillée, négligée. Voici ce que j’ai découvert dans les dernières années, et comment c’est arrivé.

But I am not that either. I am just the same as everyone, here and now. It does not matter the story, the past, the future, the origin, the why and how. It does not matter what other (and myself) could say or think about me. If traveling taught me something, it is that is is not by building and telling more stories about my life that I managed to get closer to myself. Even if I love life stories and testimonies, even if I know how much we grow up from our experiences and our ability to step back and look at them again… I am not pretending at all that we should stop sharing our stories and experiences, quite on the contrary. However, I finally understood that these stories do not define us essentially, and even less give us any kind of value that could be compared to the value of someone else, value potentially ready to be judged, distort, diminished, damaged, neglected. Here is what I discovered in the last few years, and how it did happen. 

Ngauruhoe

Je me suis rencontrée et reconnue dans les moments de silence, dans les espaces entre les lettres, dans les absences de récit, de passé et d’avenir. Je me suis découverte sans regret et sans ambition, sans fierté et sans espoir, dans un espace où je n’avais rien à prouver, rien à obtenir, rien à surmonter, rien à résoudre. Dans un espace sans porte à ouvrir ou fermer, sans porte du tout, que des voiles à soulever gracieusement. Dans cet espace où le jugement n’est jamais parvenu à pénétrer, les émotions que j’ai ressenties étaient des émotions absolues, sans nuances, mais capables de cohabiter. Il y avait là une joie intense face aux petites surprises sensorielles, une gratitude infinie pour l’instant vécu, et un amour immense pour tout ce qui se trouvait là, connecté à moi dans une douceur presque amusante.

I met and found myself in moments of silence, in spaces between letters, in the absence of story, of past and future. I discovered myself with no regret and no ambition, with no pride and no hope, within a space in where I had nothing to prove, nothing to gain, nothing to challenge, nothing to resolve. In a space with no door to open or close, with no door at all, only veils to lift gracefully. In that space where judgement never could penetrate, the emotions I felt were absolute emotions, but able to cohabit. There were intense joy face to small surprises for the senses, infinite gratitude for the moment being lived, and a huge love for all that was around, connected to me with such sweetness it felt almost funny. 

Envol du Kea

J’ai commencé à ressentir ces émotions en marchant seule, dans la nature d’un pays qui m’était inconnu et où mes sens étaient en éveil, prêts à s’extasier de tout nouvel oiseau et de toute nouvelle plante que je croisais. Tout à coup alors que je me mettais à regarder partout autour de moi, comme si je n’avais jamais vu la mer, le ciel, l’herbe verte de ma vie, mes autres sens se sont éveillés, me surprenant sans cesse. Tout m’a troublée, les odeurs des fleurs, les chants des oiseaux, les bruits du vent dans les feuilles, la fraîcheur de l’air sur mon visage, les vibrations du sol sous mes pieds. Jusqu’à ce que, petit à petit, je me familiarise, et je trouve ce refuge exceptionnel. Jusqu’à ce que, sur les sentiers de randonnée, au fil des heures qui se déroulaient sous mes pieds, les arbres et les fougères deviennent une extension de mes membres, les oiseaux les messagers de mon coeur et les papillons les peintres de mes joies. Jusqu’à ce que j’entende le silence qui enveloppe tout, jusqu’à ce que je perçoive l’énergie unique qui orchestre tout mouvement. Jusqu’à ce que je sois totalement chez moi.

I started to feel these emotions while walking alone, in the nature of a country I did not know and where my senses were awaken, ready to be amazed by each new bird or plant that I would meet. Suddenly, while I started to look around me as if I had never seen the sea, the sky or the green grass before, my other senses awoke, surprising me constantly. Everything would affect me, the smell of flowers, the songs of the birds, the noise of the wind in the tree leaves, the fresh breeze on my face, the vibrations of the ground under my feet. Until, little by little, I would get more familiar with it all, and I could find that exceptional shelter. Until, on hiking tracks, along the hours passing by down my steps, trees and ferns would become extension of my body, birds messengers of my heart and butterflies painters of my joys. Until I would hear the silence that wrap all things, until I could detect the unique energy that orchestrate every move. Until I would be totally home

Lac Mackenzie, Nouvelle-Zélande

Pour moi, c’est en randonnée que cela s’est produit, et plus je me suis familiarisée avec cet espace magique, plus j’ai compris que c’est là que j’étais, là que je vivais, partageant la même source d’énergie que tout ce qui vivait. L’harmonie était si parfaite qu’elle me faisait monter les larmes aux yeux. J’ai eu l’impression de détenir un grand secret pendant un temps, et d’être la plus chanceuse du monde. Je n’avais pas tord en soi. Puis j’ai entendu parler de méditation, puis j’ai eu quelques lectures incroyablement appropriées… J’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir trouvé cet espace. Et cela m’a fascinée, timidement, mais quand même. Dans tous les cas, j’ai su que je voulais continuer de marcher, en particulier dans les forêts, mais en général dans la nature, car c’est comme cela que j’avais trouvé mon droit d’accès personnel à ce « monde-là ». Mais petit à petit, en étant attentive, j’ai constaté que cet espace « merveilleux » existait aussi en dehors des sentiers de randonnée, et j’y ai accédé de plus en plus fréquemment. Entre autre, je m’y suis totalement délectée dans la musique des éclats de rires de personnes avec qui la connexion était très forte, dans les regards, dans les gestes, dans les échanges de sourires spontanés. Dans toutes ces attitudes humaines qui semblent incontrôlées et précieuses, comme nos restes d’enfance que rien ne peut nous dérober. Dans les moments d’inspiration et de création sans méthode, partout où le cerveau est relégué à sa place juste d’outil pratique et de mémoire de stockage.

For me, it happened while hiking, and the more I got familiar with that magical space, the more I understood that it was where I was, where I lived, sharing the same energy source of all living being. The harmony was so perfect that it would bring tears to my eyes. I had the feeling to possess a huge secret for a while, and to be the luckiest person on earth. In a way, I was not wrong. Then, I heard about meditation, and I also had incredibly appropriate readings… I understood that I was not the only one to have discovered that space. And it fascinated me, shyly, but still. Anyway, I knew that I wanted to keep walking, especially in forests, but in general in nature, because it is how I had found my personal access pass to « that world ». But little by little, by staying focused, I noticed that this space of « wonders » existed as well out of the hiking tracks, and I accessed it more and more frequently. Among other moments, I totally immersed myself in it through the music of the laughters of people with whom my connection was very strong, in looks, in moves, in spontaneous smiles. In all these human behaviors that seem uncontrolled and precious, like the leftovers of childhood that nothing can take away from us. In moments of inspiration and creation without method, each time when the brain is left at his right place, as a practical tool and a storage memory. 

Nuages

Et puis, croyez-moi ou non, mais alors que je m’apprêter à naviguer plus intensément dans cet espace et à le partager avec d’autres, j’en ai perdu les clefs. Et je m’en suis rendue compte, et comme toute personne qui un jour perd ses clefs, cela m’a fait enrager, m’a frustrée, paniquée. J’ai perdu les clefs au moment où j’ai appris le décès d’un être très cher à mon coeur. Les très brefs moments d’accès à cette zone merveilleuses qui me furent accordés dans les mois qui suivirent cet événement furent pourtant de réels soulagements et encouragements à avancer. Ils apparurent dans des levers de soleils, dans le silence de nuits étoilés, dans les cris des cacatoès, dans la vue des arbres. Toujours, la nature. Mais quand j’ai décidé d’aller marcher, j’ai rencontré une frustration sans pareille. Mon cerveau ne s’arrêtait pas, et cet espace que j’étais venue retrouver m’était interdit d’accès. Avec le temps j’ai compris. Mon coeur était trop lourd, et le deuil a cette particularité qu’il vous arrache au présent et vous attache au passé sans répit.

And then, believe it or not, but while I was getting ready to navigate more intensely in that space and to share it with others, I lost the keys to it. And I realized it, and as anyone who loses their keys one day, I got angry, frustrated and panicked. I lost the keys at the moment when I got to know that someone I loved had passed away. The very brief moments when I could still access this zone of wonders in the following months after that event were still real reliefs and would encourage me to keep up. They happened in the colors of sunrises, in the silent of nights full of stars, in the noise of cockatoos screaming, or when watching at trees. Always, nature. But when I decided to go hiking, I met a frustration I could not compare to anything. My brain would not stop, and that space that I had come to find again was being forbidden to me. With time I understood. My heart was too heavy, and grieving is special in how it takes you away from the present and sticks you firmly to the past, with no rest.

Sur l'Overland Track

Et puis il y a quelques mois, j’ai compris que j’avais simplement été extrêmement chanceuse d’accéder gratuitement et sans effort à tout cela, mais que peut-être, à présent, j’avais besoin d’aide pour y retourner. Et j’ai trouvé de l’aide presque miraculeusement. C’est comme cela que j’ai découvert la méditation, puis le yoga. Non seulement, au fil du temps et des sessions, ai-je parvenu à revenir dans cet espace merveilleux, mais en plus, j’ai pu y connecter avec paix et amour avec cette personne qui a disparu de ma vie sur cette terre. Parce que, finalement, nous sommes tous unis dans cet espace-là, par la seule force de l’amour.

And then a few months ago, I understood that I had simply been extremely lucky to access all of this for free and with no effort, but that maybe, now, I needed some help to go back to it. And I found help almost by miracle. It is how I discovered meditation, and then yoga. Not only, through time and sessions, did I manage to go back to that space of wonders, but moreover, I could connect there in peace and love with this being who disappeared from my life on earth. Because, at the end, we are all connected in that space, with the only power of love. 

Les rizières au levé du soleil

Il m’a fallu un peu plus de temps encore, et alors que je parvins à reconstruire une clarté sereine et des intentions réelles dans ces semaines de retrouvailles avec « moi-même », je sus que j’étais prête à repartir sur les sentiers, là où j’avais en premier lieu parvenu à « me rencontrer ». Ne serait-ce que pour remercier ces mêmes sentiers de m’avoir changé la vie. Ne serait-ce que pour célébrer avec tous les arbres et tous les oiseaux cette découverte qui m’a projetée vers un monde que je n’avais jamais aperçu auparavant avec tant d’intensité. Et je décidai que je n’avais plus besoin d’attendre pour organiser la fête, et que le plus tôt serait le mieux. Le Bibbulmun Track était en ligne de mir depuis longtemps et rassemblait toutes les caractéristiques idéales de mon projet. Alors je signai avec moi-même, il y a de cela un peu plus d’un mois. Bien sûr, à titre personnel, cela me sembla aussi l’occasion de me prouver que je pouvais finalement aller au bout d’un défi que je me serais lancé, et même peut-être ainsi reverser pour quelques uns un peu de l’inspiration que d’autres m’ont offerte en partageant avec moi leurs propres accomplissements.

I needed then a bit more time, and while I managed to rebuild a serene clarity and real intentions in these weeks of finding « myself » back, I knew that I was now ready to go back on the tracks, where I had first got to « meet myself ». At least to express my gratitude to these tracks for changing my life. At least to celebrate with all the trees and birds this discovery that pushed me into a world that I had never glimpsed before with such intensity. And I decided that I did not need more time anymore to organize that party, and that sooner would be better. The Bibbulmun Track was on my horizon for a long while and had all of the ideal specifications for my project. So I committed with myself, only over a month ago. Of course, personally, it also seemed like the occasion to prove myself that I could finally go to the end of a challenge I would have defined alone, and even maybe give back to a few people a bit of the inspiration that others offered to me while sharing their own accomplishments. 

Koru

Peu après, je sus que l’autre moitié du projet était là prête à surgir dans mon esprit. Ce qu’elle fit. Répandre le message, les messages, embarquer d’autres dans la marche des merveilles… Oui, cet espace est celui que j’ai trouvé en marchant, et que d’autres ont trouvé d’une façon différente, quelle qu’elle soit. Mais comment le trouve-t-on avant d’essayer de partir à sa rencontre ? Et si d’autres que moi étaient là derrière la porte de leur propre espace merveilleux, et n’avaient que besoin d’un coup de pouce pour en ouvrir le battant ? Et si d’autres étaient heureux de communiquer sur leurs propres chemins d’accès ? Et s’ils se combinaient, et si chacun avait une recette personnelle à façonner ? Et si on en discutait… Parce qu’au-delà de l’aspect totalement merveilleux et fascinant de cette aventure (celle de trouver, chacun à notre façon, les clefs à cet espace de connexion intense avec nous-mêmes et le reste du monde), c’est aussi une aventure qui est absolument nécessaire et primordiale. C’est une aventure qui peut sauver des milliers de vies. C’est une aventure qui a le mérite de nous détourner de cyclones destructeurs, et c’est une aventure qui peut commencer à chaque minute de notre précieuse vie sur Terre.

Soon after, I knew that the other half of that project was ready to arise in my mind. Which happened. To spread the message, the messages, to take other people with me in this walk of wonders… Yes, this space is the one I found hiking, and that others find through different experiences, whatever they are. But how do we find it before trying to go and discover it? What if others were just here behind the door of their own space of wonders, and would just need a little bit of help to push it open? And what if others would be happy to share their own access to it? And what if they could combine, what if each of us had a personal recipe to build and shape? What if we would talk about it… Because more than being a totally wonderful and fascinating adventure (finding, in our own ways, the keys to this space of intense connection with ourselves and with the rest of the world), it is also an adventure that is absolutely necessary and of the greatest importance. It is an adventure that can save thousands of lives. It is an adventure that deserves to be considered as something able to take us away from destructive cyclones, and this is an adventure that can start at any minute of our precious life on Earth

Randonnée autour du Lac Waikaremoana

Bienvenue sur le Bibbulmun Track et sur le Walk Of Wonders. Toutes les informations plus pratiques du projet, et toutes les nouvelles directes sur la page internet dédiée et sur la page Facebook. A bientôt, et merci !

Welcome to the Bibbulmun Track and to the Walk Of Wonders. All the practical information about this project, and all the direct updates are on the dedicated internet page and on the Facebook page. See you soon, and thank you! 

Forêt

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